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Rentrée littéraire 2016 vue par la Bib

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Ce ne sont pas moins de 560 titres (contre 589 en 2015) qui sortent pour la rentrée littéraire 2016, laquelle s'étale de la fin août à début octobre.

Visiblement les éditeurs optent pour une production plus resserrée. Moins de romans français (363 dont 66 premiers romans) mais toujours un lot d'auteurs "attendus", dont quelques "poids lourds". Vous en trouverez une sélection à La Bib, au fur et à mesure des périodes de publication.

 

Certes, on retrouvera des "têtes connues" – Jean-Paul Dubois, Laurent Gaudé, Yasmina Reza, Laurent Mauvignier, Régis Jauffret, Yasmina Khadra, Andreï Makine, Véronique Ovaldé, Karine Tuil... ou l'incontournable Amélie Nothomb et son grand chapeau.

 

Attardons-nous plutôt sur les "petits nouveaux", auteurs d'un premier roman ou d'un second, après un premier titre remarqué : Emmanuelle Pirotte, fille du poète belge Jean-Claude Pirotte et auteur d'un Today we live, nous bouscule avec un roman inclassable et dérangeant De profundis, entre dystopie et roman fantastique. Dans une Europe ravagée par la violence et la maladie, la survie tient lieu de vie. Roxane, trafiquante de médicaments, doit s'exiler dans une maison de famille avec sa fille, Stella, qu'elle avait abandonnée.


Sophie Daull qui nous avait bouleversés l'an dernier avec Camille mon envolée et qui revient avec La suture, sorte d'enquête généalogique à partir de la figure maternelle, Nicole, disparue il y a trente ans.


seurat

 

 

Alexandre Seurat, pressenti en 2015 pour le Femina avec La Maladroite, où il abordait l'enfance maltraitée publie L'Administrateur provisoire, dénomination d'un métier peu reluisant pendant l'Occupation qui consistait à draper des habits de la légalité les spoliations orchestrées de commerçants ou d'industriels juifs. Portait d'un aïeul tatillon et intransigeant.
Gauz et son caustique Debout-payé, récit de la condition de vigile noir dans les temples de la consommation servant de prétexte à railler nos clichés et nos déraisons, est attendu mi-septembre avec Camarade papa, pour une lecture de la colonisation française.

 

 

 

 

Parmi les tout nouveaux, on sera curieux de découvrir l'écriture du roman d'Ali Zamir, Anguille sous roche : une seule phrase de 320 pages pour se remémorer la vie qu'une femme s'apprête à abandonner.

 

oiseau

 Mais aussi Florent Oiseau avec un drôlatique Je vais m'y mettre : entre petits boulots et périodes de chômage, Fred, 40 ans a renoncé à l'idée de carrière et révèle, arrivé en fin de droits, une formidable aptitude à la procrastination.

 

faye

 

 

Ou encore Gaël Faye pour Petit pays, défendu entre autres par Alain Mabanckou, récit de la vie ordinaire et joyeuse d'un enfant de 10 ans, la vie d'avant le séisme du génocide rwandais. Ou bien l'AJAR, non pas Emile, mais l'Association de Jeunes Auteur(e)s Romand(e)s qui s'est lancée dans l'écriture collective de Vivre près des tilleuls, journal intime imaginaire d'une auteure fictive, Esther Montandon.

 

 

 

 

Parmi les plus anciens, nous attendons Le grand jeu de Céline Minard, surprenante dans sa capacité à explorer les genres les plus divers et à renouveler constamment la langue. Luc Lang, qui nous avait happés avec Mother, terrible portrait d'une mère cinglée et dévorante, publie Au commencement du septième jour : Thomas, pour ne pas sombrer après l'accident de sa femme, part pour un long périple entre Pyrénées et Cameroun, voyage dans l'intime et les secrets de familles, pause salutaire pour la reconquête de soi.

 

Avec Deux ans, huit mois et vingt huit nuits, Salman Rushdie nous convoque enfin dans un récit fantaisiste où il déploie la verve du conteur qui nous avaient tant ravis dans Les enfants de minuit et renoue avec la tradition de la satire, où l'imaginaire et la fantaisie servent le propos sur la bêtise et le monde comme il va. Jubilatoire.

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